La survie triomphale de la foi

Dans nos paroles et textes donnés à ce jour, il en dégage comme sujets : la foi et les œuvres. A la lecture des versets :

« Tout comme le corps sans esprit est mort, de même la foi sans les œuvres est morte » Jc 2.26.

« Se conduire de façon juste et droite a plus de prix pour le Seigneur que des sacrifices » Pr.21.3.

D’autre part, papa Pasteur Watre, dans ses sermons, à chaque fois qu’il fait mention de la croix, il dit que le poteau vertical(la hampe), est sa relation avec Dieu et la traverse horizontale c’est notre relation avec notre prochain. Donc 2 relations existantes, l’une verticale et l’autre horizontale.

En parcourant les passages d’Exode 33 et du Psaumes 105, j’ai constaté que la relation verticale est beaucoup plus prononcée.

En outre, ces 2 relations m’ont fait penser aux 2 de commandements :

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton âme et de toute ta force ». Dt. 6.5. Ce qui révèle de la relation verticale.

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » Lv. 19.18. Ce qui révèle de la relation horizontale.

Vous avez sans doute reconnu que ce sont les versets qu’on retrouve dans la parabole du bon Samaritain. Dans l’Evangile selon saint Luc au ch.10. v25-37.

Je vous emmène dans un premier temps, d’aller « débusquer » dans nos passages ce qui révèle de la relation verticale et de la relation horizontale.

Ensuite, je développerai pourquoi les œuvres ont leur importance dans notre foi ? De quelles œuvres surtout s’agit-il ? Parce comme on dit souvent : « Il y a œuvres et œuvres ? ».

Débusquage
  1. Relation verticale :
  2. Dans l’Exode 33 :

Moïse supplie son Dieu de faire montrer Sa Gloire. 18.« Fais-moi voir ta gloire, je t’en prie ! ». Le fait de faire montrer Sa gloire, c’est aussi contempler Sa face.

Pourquoi le prophète a-t-il le désir profond de voir la gloire de Dieu ?

Il est important d’entrer dans le contexte de ce passage.  Au v.12, Moïse a trouvé grâce aux yeux de Dieu (Dieu fera montrer sa bonté) et le Seigneur le connait par son nom. Au verset 13, il dit au Seigneur, si tu es bon pour moi, fais-moi connaître tes voies, « ainsi je te connaitrai vraiment et j’en profiterai pleinement de ta bonté. ». Le verset 17, Moïse finit par convaincre Dieu de marcher avec lui et son peuple (v.13b. « Considère que cette nation est ton peuple ; 14b. « Si tu ne marches pas toi-même avec nous, ne nous fais point partir d’ici »), le Seigneur lui dit : « je ferai ce que tu demandes, car tu as trouvé grâce à mes yeux et je te connais par ton nom. » Et ce que fut la réaction de Moïse de demander au Seigneur de lui faire montrer sa gloire.

Au cours de ce dialogue entre lui et le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Ce dernier lui annonce de suite la couleur, il dit que : 20b. « tu ne pourras pas contempler ma face, car aucun être humain ne peut me voir de face et rester en vie ».

On a un Dieu quand même qui veut être à la fois compatissant pour Son serviteur. Il veut quand même lui faire montrer Sa gloire mais sans le faire du mal (le faire mourir).

            Il lui répondit : « C’est ma bonté tout entière que je veux te montrer et je proclamerai devant toi qui je suis (Seigneur YHWH). Je ferai grâce à qui je veux faire grâce, j’aurai pitié de qui je veux avoir pitié ».

Si Yahvé est le nom de Dieu « pour toujours », « Je suis » (d’après Exode 3.15), pourquoi ne l’appelle-t-on plus ainsi ? Avant l’arrivée de Jésus déjà, vers le 4e siècle av. J.-C., le peuple juif ne prononçait plus le nom de Yahvé. Par peur de prononcer le nom de Dieu à la légère, lorsqu’on voyait les quatre consonnes hébraïques de ce nom (YHWH ou YHVH, selon les transcriptions, qu’on appelle le tétragramme), au lieu de lire Yahvé, on lisait Adonaï, qui signifie « Seigneur ». D’ailleurs, dans le texte hébreu de l’Ancien Testament, ce sont les voyelles du mot Adonaï qui sont inscrites avec les consonnes de Yahvé. Certains, assez récemment, n’ont pas compris qu’il fallait lire Adonaï et ont lu le mot ainsi formé Jehovah.

Toujours avant la venue de Jésus, lorsqu’on a traduit l’Ancien Testament en grec, on a traduit Yahvé (mot hébreu) par Kurios (mot grec), qui signifie Seigneur. Le Nouveau Testament est écrit en grec. Quand il dit : «Jésus est le Seigneur (Kurios)», c’est comme s’il disait que Jésus est Yahvé. Le nom de Dieu, pour nous, c’est donc Jésus, le seul nom par lequel nous puissions être sauvés (Actes 4.12).

Et l’action ne se fait plus attendre, Dieu demande à Moïse de se mettre dans le creux du rocher qui est près de Lui. Il fait passer Sa gloire tout en mettant Sa main devant le rocher (où se trouve le patriarche). Une fois qu’Il soit passé, Il retire sa main, et l’homme ne le verras que de dos, car il ne pourra pas voir la face (sinon il mourra).

A la lecture de ce texte, je trouve que c’est dommage, après tout ce que Moïse a fait pour son Dieu. A sa naissance, il a dû être mis dans un panier flottant, pour être sauvé des eaux. Il a dû grandir dans un peuple qui n’était pas le sien, d’une tout autre culture. Il a été pourchassé, le fait qu’il a tué un Égyptien, par amour pour ses frères. Il vit 40 ans dans le désert avec sa belle-famille. Le Seigneur l’appelle par un buisson ardent, il réussit à faire sortir son peuple après les 10 fléaux…Et au final, le Seigneur, lui dit qu’il ne pourra pas contempler entièrement Sa face. En fait, personnellement, je pense qu’il a été déçu. Mais aucun homme de son temps, ne serait approché de plus près de la Gloire du Dieu d’Israël. Et d’ailleurs, il aurait perdu la vie si le Seigneur lui avait fait montrer sa face, et qu’il avait encore sa mission, de conduire son peuple jusqu’en terre promise, là où coule le lait et le miel.

  • Dans la Psaume 105 :

La semaine dernière je soulevais 5 dons de l’Eternel dans le Psaume 71 : la protection, la justice (fidélité, salut et loyauté), la délivrance, l’espoir et l’épreuve. Et l’impact de ces dons chez le Psalmiste était l’emmené à la louange et rendre gloire au Créateur.

En effet, dans notre psaume, il est question aussi de louange du Psalmiste à son Dieu, comme au Ps.71, voici différents sujets de ce psaume :

  • Célébration : 1. « Célébrez le Seigneur… » ; 2. « Chantez pour lui, jouez des psaumes pour lui » ; 3b. « Que se réjouisse le cœur de ceux qui cherchent le Seigneur ».
  • Son Nom : 1. « Invoquez Son Nom ! » ; 3. « Mettez votre fierté dans son Nom sacré ! » ; 7. « C’est lui le Seigneur (YHWH « Je Suis ») notre Dieu »
  • Exploits (œuvres) : 1b. « faites connaître parmi les peuples ses hauts faits ! » ; 5. « Souvenez-vous des choses étonnantes qu’il a faites, de ses prodiges… »
  • Jugements (gouverne) : « …choses étonnantes……et de ses jugements » ; 7. « ses jugements s’exercent sur toute la terre (gouverne l’univers entier. BS) »
  • Son alliance : 8-10. « Il se souvient toujours de son alliance, qu’il a donné sa parole pour mille générations : il a conclu un traité (alliance) avec Abraham, et l’a confirmé par Isaac. Il l’a confirmé à Jacob et en faisant une loi, et pour Israël, une alliance pour toujours. »  Qui découle de cette alliance, la terre de Canaan (où coule le lait et le miel).
  • Son élection : 6. « vous descendance d’Abraham,…, ceux qu’il a choisis (ses élus) » ; 12.« Ils étaient un petit nombre d’hommes, une poignée, et ils séjournaient en immigrés » ; 13. « ils s’en allaient d’une nation à l’autre et d’un royaume vers un autre peuple ».  Avec Jacob et sa famille qui rejoignent son fils Joseph en Egypte. Avec tant d’autres fait qui peuvent appuyer.
  • Sa protection et délivrance : 14. « mais Dieu ne laissa personne les persécuter ; pour les protéger, il punit les rois. 15. Ne maltraitez pas ceux qui me sont consacrés et ne faites pas de mal à ceux qui sont mes prophètes. »
  1. Relation horizontale
  1. Dans l’Exode 33 :

En restant dans notre passage v.18-23 la relation horizontale est nulle. Moïse ne se retrouve qu’avec Dieu, il désire voir sa gloire, personne d’autres comme être humain est en sa compagnie. Par contre, en prenant compte le contexte à partir du verset 12. Moïse a constamment la compassion de son peuple, fait office de défenseur devant l’Eternel, tel un bon leader : 13b. « considère cette nation comme ton peuple » ; 15.« Si tu ne marches pas toi-même avec nous, ne nous fais point partir d’ici » ; 16. « Comment sera-t-il certain que j’ai trouvé grâce à tes yeux, moi et ton peuple ?

  • Dans le psaume 105 :

Je note des versets qui pourraient potentiellement souligner une relation verticale : 1.« Racontez ses exploits aux autres peuples » ; ou encore 7. « Notre Dieu, c’est lui qui gouverne toute la terre ».

Il est question d’une relation où Israël témoigne des exploits de leur Dieu, et qu’il gouverne souverainement sur la terre entière et l’univers. Dans l’ancienne alliance, les guerres entre le peuple de Dieu et les autres nations étaient plus courantes. C’est une façon de les mettre en garde, car un Dieu puissant combat pour lui. Qu’ils avaient intérêt de se ranger à leur côté plutôt que de d’y convenir à l’affrontement et les conduire à la défaite.

Après y avoir chercher à débusquer les relations verticales et horizontales dans les passages. J’en déduis que la relation verticale l’emporte, bien que la relation horizontale y soit quand même existante. Moïse, qui lui cherchait à contempler la Gloire de Dieu, a toujours fait en sorte que ses actions soient bénéfiques pour son peuple. Et quant au le psalmiste, il louait le Seigneur avec différents sujets dans son écrit poétique.

Nous pouvons que louer aussi notre Seigneur parce qu’en se basant sur le verset :

 « Se conduire de façon juste et droite a plus de prix pour le Seigneur que des sacrifices » Pr.21.3.

Moïse et le Psalmiste se sont conduits de façon juste et droite, et leurs œuvres se sont dégagés de leur foi. Moïse a pu obtenir son désir de contempler la gloire de Dieu et le Psalmiste a rendu gloire au Seigneur, avec un psaume rempli de sujet de joie et d’admiration.

La foi peut-elle être exempt d’œuvres pour pouvoir survivre ?

Oui, en effet, la foi peut être exempt d’œuvres pour survivre. C’est le cœur même de l’Evangile, on est sauvé et justifié par la foi. La faveur de Dieu imméritée qu’est Sa grâce et l’œuvre achevé de la croix de Jésus-Christ.

Dans Romains 1.17 : « Car je n’ai point honte de l’Evangile : c’est la puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit,…, parce qu’en Lui est révélé la justice par la foi et pour la foi ; selon qu’il est écrit : le juste vivra par la foi. (Ha 2.4).

Et notre texte de l’apôtre Jacques :

« Tout comme le corps sans esprit est mort, de même la foi sans les œuvres est morte » Jc 2.26.

D’un côté, on a Paul qui dit que seule la foi justifie le juste et d’un autre côté Jacques qui dit que la foi sans les œuvres c’est comme un corps sans esprit, il est mort.

Le pasteur Joseph Prince, pasteur principal de l’église New Creation Church à Singapour, dans son livre « La révolution de la Grâce » écrit : je ne lis pas de contradiction entre l’enseignement de l’apôtre Paul et les paroles de Jacques car jacques parlait de la justification devant les hommes.Il poursuit dans son livre en citant ce verset que Jésus a déclaré : « C’est ainsi que votre lumière doit briller devant tous les hommes, pour qu’ils voient le bien que vous faites et qu’ils en attribuent la gloire à votre Père céleste » Mt.5.16. Qui voient vos bonnes œuvres ? Les hommes, votre prochain.

C’est pour cela qu’à mon introduction je citais ces 2 versets, d’ailleurs qu’on retrouve quand Jésus racontait la parabole du bon Samaritain, dans Lc 10, 25-37 :

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton âme et de toute ta force ». Dt. 6.5

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » Lv. 19.18.

L’histoire d’un docteur de la loi qui se lève et qui veut mettre à l’épreuve Jésus. Il lui demande : « Seigneur, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle. Le Maître, lui demande ce qui écrit dans la Loi. Et comment lit-il ? Il a fini par répondre ces 2 commandements. Le Seigneur lui dit qu’il avait répondu correctement, et demande de l’appliquer et il vivra.

Cela étant, on connaît la suite de cette histoire, où ce docteur entêté veut pousser Jésus dans ses derniers retranchements. Il a fini par admettre que la relation horizontale était aussi importante que la relation horizontale aux yeux de Dieu.  Et qu’il n’était pas tout d’avoir la foi, comme ils avaient ces hommes pieux et religions dans cette parabole. Le samaritain seul a su faire preuve d’avoir une relation verticale qui en complète adéquation avec sa relation horizontale.

Conclusion

En me basant sur ces 2 versets donnés dans les Paroles et Textes, ceux de :

 Jc 2.26. « Tout comme le corps sans esprit est mort, de même la foi sans les œuvres est morte ».  Dans 2 versets avant, il est dit : 24. « vous voyez que l’homme est justifié les œuvres et non par la foi seulement ». Il réagit en ayant donné Abraham comme exemple, le fait que son œuvre d’avoir offert son fils Isaac sur l’autel.  

Pr.21.3. « Se conduire de façon juste et droite a plus de prix pour le Seigneur que des sacrifices »

Le proverbe fait penser à des versets en parallèle comme :

1 Sam 15,22 : « L’Eternel trouve -t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme l’obéissance à la voix de l’Eternel ? ».

Ou encore, Mt.5.23-24 : « Laisse ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère, puis viens présenter ton offrande ».

La question qui en découlée, s’il était possible que la foi exempte d’œuvres pouvait survivre ? Bien évidemment, puisque l’Evangile est une puissance pour le salut de quiconque croit. Ainsi que Jean 3.16.

Les œuvres dont parle Jacques sont celles de la justification devant les hommes, devant son prochain.

Dans nos passages de l’ancien testament, la relation verticale a été la plus dominante. Et combien ont été grandes leurs œuvres du prophète Moïse et du psalmiste. Moïse qui ait fini par convaincre Dieu de voir sa gloire (et rien de ce qu’il faisait n’avait aucun rapport avec le bien de son peuple) et le psalmiste qui rends gloire à Dieu de sa fidélité avec plusieurs sujets de joie.

La relation horizontale s’est énormément plus renforcée depuis que Jésus ait donné sa vie pour le monde que Dieu son Père a tant aimé. Une relation étonnante, pour celui ou celle qui ait accepté comme son Seigneur et Sauveur, Jésus, don et salut de Dieu par grâce.

L’œuvre de salut achevé, « tout a été accompli », le voile s’est déchiré. Devenu enfant de Dieu, nous avons maintenant part à contempler la gloire de Dieu : « Nous tous qui le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur l’Esprit ». 2 Co. 3,18.

Nous ne pouvons que lui rendre gloire, Jésus, le Nouveau Moïse, de la nouvelle alliance et de la montagne de Sion. Nous invoquons son saint Nom Yeshua, Yahvé le « Je suis ».

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